Circoncision, de l’essai randomisé au passage à l’échelle PDF Imprimer Envoyer

Entre 2005 et 2007, trois grands essais randomisés1 confirmaient l'effet protecteur de la circoncision masculine sur l'acquisition du VIH. En 2007, s'en suivaient les directives d'Onusida et de l'OMS appelant à la mise en œuvre de programme de circoncision masculine dans les pays à fort prévalence du VIH/sida et dans lesquels la circoncision masculine était peu répandue. Où en est-on depuis et quels sont les principaux enjeux du passage à l'échelle ?

Cet article a été publié dans le Transcriptases n°148, consacré à la 16e ICASA 2011.

«Own scale-up and sustain »2 : Le thème de l'édition 2011 de la conférence africaine sur le VIH/sida résumait bien à lui seul les défis relatifs à la circoncision dans la plupart des pays du Sud et de l'Est du continent africain. Depuis qu'il a été démontré dans le cadre de trois essais randomisés que le risque d'acquisition du VIH était réduit de 60 % chez les hommes adultes circoncis, le paysage a beaucoup changé. Progressivement, la circoncision a été intégrée comme un outil de prévention à part entière dans de nombreuses stratégies nationales de lutte contre l'épidémie. Depuis 2007, le Botswana, l'Ethiopie, le Kenya, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, le Rwanda, l'Afrique du Sud, le Swaziland, la Tanzanie, l'Uganda, la Zambie ou encore le Zimbabwe se sont appropriés les directives internationales de l'OMS et d'ONUSIDA. Mi-2011, plus d'un million deux cent mille hommes adultes s'étaient fait circoncire dans le cadre de ces programmes nationaux (Asamoah-Odei, 2011). Il faut dire que les modèles mathématiques ont montré que cette intervention était hautement coût-efficace avec des coûts pour éviter une infection allant de 150 à 900 dollars sur un horizon de dix ans et une nouvelle infection évitée pour 5 à 15 circoncisions réalisées (« Male circumcision for HIV prevention in high HIV prevalence settings », 2009). Parvenir à 80 % de couverture en ce qui concerne la circoncision masculine d'ici 2015 et être en capacité de maintenir ce taux permettrait d'éviter plus de 20 % des nouvelles infections au VIH au Botswana, Lesotho, Malawi, Rwanda, Swaziland, Uganda, Zambie et Zimbabwe (Hankins, Forsythe, & Njeuhmeli, 2011).

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ACT UP a 25 ans : un quart de siècle de mobilisation contre le sida PDF Imprimer Envoyer



La mobilisation contre le sida a débuté avec des groupes comme ACT UP (AIDS Coalition to Unleash Power). Il y a 25 ans jour pour jour, Larry Kramer parlait avec son cœur à New York et galvanisait ce qui allait devenir le premier groupe à utiliser le militantisme politique pour changer le cours de l'épidémie de sida.

« J'avais fait courir le bruit que j'allais faire un discours au centre communautaire, et un nombre incroyable de personnes sont venues, pour mon plus grand bonheur je dois dire » avait déclaré M. Kramer dans un entretien en 2005. « C'était impressionnant, vraiment impressionnant ».

« Larry nous a réunis et nous a demandé de l'aider à descendre dans la rue pour sonner l'alarme et faire savoir que le sida était devenu le plus grand assassin de jeunes hommes et femmes dans des villes comme New York, et que le gouvernement et la société ne faisaient rien », explique Eric Sawyer, Conseiller de l'ONUSIDA pour les partenariats avec la société civile. « Nous étions en train de tracer une nouvelle voie : personne avant nous n'avait organisé un mouvement de défense de la justice sociale autour d'un problème de santé, sans parler de l'organisation d'une action de désobéissance civile sur la santé qui serait le reflet du mouvement pour les droits civiques. Nous étions à la fois excités et un peu effrayés, car nous n'avions aucune protection sociale ni juridique et nous étions virés de nos emplois, chassés de nos foyers et même agressés physiquement en raison de la peur et de la discrimination dans la société ».ACT UP s'est fait connaître notamment pour son style axé sur la confrontation publique. « Vous n'obtenez pas plus avec du miel qu'avec du vinaigre ; vous n'obtenez tout simplement rien du tout », déclarait M. Kramer dans le documentaire Age of AIDS. « Si cela les met suffisamment en colère, peut-être qu'ils diront pourquoi ils sont en colère ».

Autre révolution, l'utilisation de messages et d'illustrations choc, comme la campagne Silence=Mort, qui a contribué à rompre la « conspiration du silence » autour de l'épidémie de sida.

Aujourd'hui, après 25 ans de militantisme dans la lutte contre le sida, M. Sawyer estime qu'avec l'apparition d'un traitement efficace contre le VIH, de nombreuses personnes ont relâché leur vigilance. « Il existe une fausse croyance selon laquelle l'épidémie de sida serait sous contrôle », explique-t-il. « Même si les conditions se sont beaucoup améliorées pour les personnes vivant avec le VIH, près de 2 millions de personnes vont encore mourir du sida cette année et la mobilisation contre le sida reste plus que jamais nécessaire ! »

ACT UP va célébrer son anniversaire en organisant un défilé à l'ancienne à travers les rues de New York le 25 avril 2012. M. Sawyer indique qu'ACT UP et le mouvement Occupy Wall Street manifesteront à nouveau pour demander une taxe sur les transactions financières pour un financement durable et innovant des initiatives mondiales en matière de santé, comme la riposte au sida.

À l'heure actuelle, sur les 34 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde, environ 6,6 millions de personnes dans les pays à revenu faible ou intermédiaire ont accès au traitement contre le VIH, tandis que près de 8 millions d'autres personnes ne peuvent toujours pas en bénéficier.

 

Source: ONUSIDA

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Baromètre Idaho 2012 PDF Imprimer Envoyer

Les ministères français en régression dans la lutte contre l'homophobie

Les ministères ont "régressé" depuis un an en matière de lutte contre l'homophobie et la transphobie, selon le baromètre du comité Idaho (International Day against Homophobia and Trans), qui a analysé les actions du gouvernement en la matière, publié jeudi.

 

Le comité Idaho, qui organise chaque année la journée internationale contre l'homophobie, avait lancé en 2011 son "Idahomètre", censé évaluer les efforts des ministères dans la lutte contre l'homophobie.

Un an après, le nouveau baromètre, en partenariat avec le magazine Têtu, souligne que "sur les 16 ministères évalués en 2012, neuf sont en baisse par rapport à l'an dernier, et voient leur note rétrogradée".

Alors que quatre ministères "étaient dans le rouge en 2011, compte tenu de leur implication très faible ou nulle dans le domaine", ils sont aujourd'hui onze ministères dans cette situation.

De même, "en 2011, deux ministères étaient dans le vert, compte tenu de leur implication forte ou très forte dans ce champ. Cette année, il n'y en a plus, tous ont été rétrogradés, compte tenu de leur implication en berne. Aucun n'a amélioré son score", explique le comité Idaho.

Il cite quelques exemples "emblématiques de ces régressions", comme "la nomination de David Douillet au ministère des Sports, ceinture noire de l'homophobie et du sexisme" ou encore "les atermoiements du quai d'Orsay, qui s'était engagé à porter une résolution aux Nations unies en faveur de la dépénalisation universelle" de l'homosexualité.

Pour Louis-Georges Tin, président du comité Idaho, "il y a urgence à porter cette résolution", qui doit avoir le soutien des Etats-Unis, "ce qui ne sera peut-être plus possible à partir de janvier 2013", si le président américain change.

Le comité note aussi la "chute brutale" du ministère de l'Enseignement supérieur, qui "avait fait des promesses significatives", en matière de recherche sur les questions LGBT (lesbiennes, gay, bi et trans), mais qui au final a mis en place "un groupe stratégique" où aucun chercheur travaillant sur ces questions n'est représenté, explique Louis-Georges Tin.

Le ministère des Affaires étrangères "tombe dans la catégorie moyenne" mais demeure cependant premier au classement général. En bas, se trouvent toujours les ministères de la Culture, de la Justice, de l'Outremer, de l'Education nationale et Matignon.

 

Source: E-llico.com

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Prévention: Découvrez le nouveau «Safersex Guide» du Sneg PDF Imprimer Envoyer

Pour la deuxième fois, le Sneg prévention publie son Safersex Guide, sur les pratiques, les risques et les protections.  Parce qu'il est toujours mieux de joindre l'agréable à l'utile, le Sneg prévention a choisi d'illustrer son guide avec des photos représentant pour la plupart des acteurs du X gay.

ICONOGRAPHIE SEXY
Mais si l'iconographie se veut souriante et sexy, les textes, rédigés par Tim Madesclaire, le Dr Jean Derouineau et David Friboulet, n'en sont pas moins très sérieux. En 60 pages, les questions concernant la prévention face aux risques (VIH, IST) sont abordées. Les nouvelles stratégies, comme le TASP (Traitement comme prévention), tout savoir sur le dépistage ou la prévention dans le couple: tout est expliqué, dans un langage clair, parfois cru, sans prêchi-prêcha et toujours précis.

TOUTES LES TAILLES DU PRÉSERVATIF
Ce guide du sexe plus sûr qui s'adressent aux séronégatifs et aux séropositifs, énumèrent aussi les Infections sexuellement transmissibles, présente toute la palette de préservatifs disponibles (de 150mm à 200mm) et ne fait pas l'impasse sur l'usage de drogues et d'alcool et des risques que ces substances, licites ou non, peuvent faire prendre en terme de prévention.

"PRISE EN MAIN DE SA PROPRE SANTÉ»
Le Safersex Guide est téléchargeable sur le site du Sneg. Il est diffusé à 60.000 exemplaires dans les lieux gays et gay friendly. Pour Antonio Alexandre, directeur du Sneg prévention, «ce guide propose au lecteur de se faire sa propre opinion sur ses pratiques et de prendre conscience des conséquences réelles sur sa santé selon le principe de l’empowerment, c'est-à-dire de la prise en main par soi de sa propre santé dès lors que l’on en donne les moyens.»  Safersex Guide est un document à mettre dans toutes les poches.

 

Source: Yagg.com

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Espoir et malaise autour d'un médicament antisida PDF Imprimer Envoyer


En cause, la méthode et l'objectif. Pendant une phase pilote d'un an, l'essai sera mené sur 300 participants, recrutés parmi les gays ayant des pratiques sexuelles à risque, c'est-à-dire pas systématiquement protégées, avec des partenaires multiples. Un groupe restreint mais très exposé au virus et donc particulièrement susceptible de le propager: une enquête menée dans les lieux de consommation sexuelle du quartier du Marais à Paris en 2009 a montré que plus de 17% de la clientèle était porteuse du VIH.

"LES GAYS NE SONT PAS DE LA CHAIR À CANON"

La moitié des volontaires prendront du Truvada à la demande: deux comprimés avant un ou plusieurs rapports à risque, puis deux comprimés 24 et 48 heures après. La prise en continu de ce médicament, habituellement utilisé chez les patients infectés par le VIH pour sa capacité à bloquer la réplication du virus, a déjà été testée dans plusieurs pays au cours d'un essai baptisé iPrEx, qui avait démontré une baisse du risque d'infection de 44%.

Les autres recevront un placebo. "Les gays ne sont pas de la chair à canon, s'insurge Stéphane Minouflet, le président d'une petite association toulousaine à l'origine d'une pétition hostile à Ipergay, qui a recueilli 200 signatures. Les gens vont croire qu'en prenant le cachet, ils pourront se passer de préservatif." Or l'efficacité du Truvada lors d'une prise intermittente reste à démontrer, sans parler du risque pour le groupe qui reçoit le placebo si les participants ne se protègent pas, ou moins.

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L'ONUSIDA demande au Pape Benoît XVI son soutien dans les initiatives visant à stopper les nouvelles infections au VIH chez les enfants PDF Imprimer Envoyer

Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA Michel Sidibé a demandé au Pape Benoît XVI un engagement personnel dans l'arrêt des nouvelles infections au VIH chez les enfants. Lors d'une audience avec le Pape, M. Sidibé lui a indiqué que l'élimination des infections au VIH chez les enfants était un objectif atteignable qui, grâce à des efforts concertés, pourrait être atteint d'ici 2015.

« Des millions de personnes dans le monde vivant avec et touchées par le VIH sont pris en charge par des organisations de santé catholiques », a déclaré M. Sidibé. « Le plein engagement de l'Église catholique dans les initiatives visant à éliminer les nouvelles infections au VIH chez les enfants est d'une importance capitale. »

Le Vatican estime que les organisations reliées à l'Église catholique fournissent près de 25 % de l'ensemble des services de traitement, de soins et d'appui en matière de VIH dans le monde. En 2010, le Vatican a rapporté que plus de 5 000 hôpitaux, 18 000 dispensaires et 9 000 orphelinats, dont un grand nombre sont impliqués dans des activités liées au sida, étaient soutenues par l'Église catholique.

Pour atteindre l'objectif d'arrêter les nouvelles infections au VIH chez les enfants à l'horizon 2015, l'ONUSIDA et ses partenaires ont lancé un Plan mondial pour éliminer les nouvelles infections au VIH chez les enfants à l'horizon 2015 et maintenir leurs mères en vie, à l'occasion de la Réunion de haut niveau sur le VIH/sida des Nations Unies de 2011. Le plan décrit une stratégie principalement axée sur les 22 pays qui représentent plus de 90 % des nouvelles infections au VIH chez les enfants dans le monde.

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